Mécanismes de la mort des plaquettes sanguines

Un des effets secondaires de la chimiothérapie est une diminution de la concentration sanguine des plaquettes, ces fragments cytoplasmiques dépourvus de noyau qui sont indispensables à la coagulation du sang. La transfusion de plaquettes sauve de nombreuses vies mais leur conservation ne dépassant pas quelques jours, on ne peut pas les stocker.
Les facteurs déterminant leur durée de vie dans la circulation viennent d’être élucidés par des biologistes du Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research (WEHI), de l’Université de Melbourne, du Peter MacCallum Cancer Centre et du Children’s Cancer Centre, à Melbourne. Leurs travaux contribueront à développer des méthodes pour prolonger la vie des plaquettes.La durée de vie des plaquettes sanguines est contrôlée par deux protéines, la protéine Bcl-xL (B-cell lymphoma leukemia) et la protéine Bak (BCL-2 homologous antogonist killer). On sait déjà que le complexe Bcl-xL/Bak joue un rôle important dans la régulation de la mort cellulaire programmée ou apoptose. La survie des cellules dépend en effet de la concentration intracellulaire du peptide inhibiteur de la mort cellulaire Bcl-xl. Les travaux ont montré que la durée de vie des plaquettes est dictée par la concentration du facteur Bcl-xL qui diminue avec l’âge des plaquettes. La protéine Bcl-xL bloque l’action de la protéine Bak qui autrement déclencherait la mort cellulaire programmée. L’équilibre antagoniste entre les deux protéines constitue une horloge moléculaire qui détermine la durée de vie des plaquettes.

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